Le Brainstorming expliqué au rôliste

Vous avez bien lu l’article sur la préparation d’un scénario, mais vous êtes toujours frustré… A quoi cela vous sert-il si vous n’arrivez pas à avoir les idées géniales et originales que les meilleurs MJ semblent pondre à l’heure ?

Pas de panique ! Mucius vous aide, grâce à dix conseils avisés,  à avoir de meilleures idées, plus nombreuses, bref, à tirer le meilleur parti de la créativité naturelle que tout le monde possède…

Oui, même vous !

Avant de commencer cet article, j’aimerais que vous réalisiez une chose : Il n’y a pas de recette infaillible pour avoir des idées.

Aucune drogue ne donne l’inspiration, quoi qu’en disent certains. Bien au contraire ! La seule chose que provoquent certaines drogues, c’est faire tomber les inhibitions, ou mettre votre esprit en alerte, ou vous calmer, ou encore vous faire croire à tort que vous avez eu l’idée du siècle… Le tout pour un prix généralement trop élevé pour le corps et des bénéfices qui diminuent avec le temps. Il y a des tas de trucs récréatifs ou autres, légaux ou non… Mais, je le répète, pour les idées, ça ne marche pas.

Pas de bouton “on/off”. Pas de rituel magique. Pas de méthode de clairvoyance par la méditation. Pas de pilule miracle.

Mettons aussi un terme une fois pour toutes à cette autre idée reçue :

L’inspiration n’est pas le génie. Ce n’est pas un talent, ce n’est pas inné chez une élite, c’est un exercice mental… Et ça s’acquiert. Comme tout, avoir “de l’imagination”, cela s’apprend. Cela n’a d’ailleurs rien à voir avec l’intelligence ou le QI, ou le fait d’avoir fait des études littéraires plutôt que scientifiques… Cela a tout à voir avec une certaine façon de raisonner, un mode de pensée dans lequel on a plus ou moins de confort et de facilité à entrer, mais qui est accessible à tout le monde.

Il existe un “mode créatif” que TOUS les individus peuvent déclencher sous certaines conditions, un moment dans lequel on peut laisser libre cours à ses pensées, et où les idées viennent… Tout le monde le fait, dans la vie de tous les jours.

Et, devinez quoi ? Vous avez déjà de l’avance sur la plupart des autres êtres humains…

Pourquoi ? Parce vous êtes des rôlistes, des joueurs, des geeks, et que ce mode de pensée s’appelle le jeu.

Le “mode jeu”, c’est lorsque vous examinez des idées et des concepts, intérieurement ou en groupe, sans bénéfice immédiat pour vous, juste histoire de dire “et si…”, juste histoire de voir, juste parce que c’est amusant… Juste histoire de jouer. Votre esprit est ouvert à différentes possibilités, et vous n’avez pas peur d’expérimenter, puisque vous ne faites qu’explorer des chimères, des hypothèses ou des choix n’ayant pas (ou pas encore) de conséquence dans le monde réel.

La plupart du temps, chacun de nous fonctionne dans un autre “mode”, plus fermé, disons un “mode décisionnel”. La créativité n’y est pas possible, ou très peu. C’est un mode de pensée actif, méthodique, tendu (voire stressé… mais ce n’est pas forcément désagréable !), idéal pour mener à bien les tâches que nous nous sommes fixés, et nécessaire au fonctionnement normal de tout individu. A la différence du jeu, il possède un but dans le monde réel, et n’est ni reposant, ni contemplatif.

Dans le “mode jeu”, les associations d’idées sont libres. On trouve ici des choses comme la curiosité gratuite, pour elle-même, de quelqu’un qui papillonne de sujet en sujet (par opposition à la recherche systématique, approfondie)… On trouve aussi l’humour (qui est un genre de jeu, et qui fonctionne par une association d’idées inattendue et originale généralement appelée “chute”)… On trouve les choix, l’essence de l’art, la création, et l’inspiration… Mais pas l’exécution, pas la mise en forme.

Il va donc de soi que ce mode de pensée ne peut pas s’enclencher lorsque vous êtes soumis à des pressions… Mais lorsque vous n’avez pas besoin de faire telle ou telle chose à la minute, vous pouvez vous laisser aller, et… rêver, jouer, créer.

Vous connaissez sans doute l’histoire de la pomme de Newton… Lorsqu’il a vu la pomme tomber (ou lorsqu’elle lui est tombée dessus, comme dit la légende), Isaac Newton rêvassait, en “mode créatif”. Il était ouvert aux associations d’idées, et a pu, dans ce mode, se laisser aller à la curiosité : “pourquoi cette pomme a-t-elle chu ?”… S’il avait été en train de marcher vers chez-lui, la pomme n’aurait été qu’un inconvénient, vite écarté par son esprit car sans importance quant à son but.

Dans un mode, la pomme est une distraction, dans un autre, elle est une piste ! En revanche, une fois commis le choix de travailler sur le sujet de la chute des corps, si Isaac Newton avait continué de rêvasser à autre chose, passant d’hypothèse en hypothèse et de sujet en sujet, il n’aurait jamais mis en forme la loi de la gravitation. Dans quel monde vivrait-on, alors ? Quoi qu’il en soit, le fait est qu’il n’y a pas de mode qui soit meilleur que l’autre. Il y a un temps pour tout.

Il fallait que cela soit dit, pour que vous ayez conscience que ces deux modes existent… Et que vous puissiez faciliter l’activation de l’un ou de l’autre !

Nous pouvons à présent passer à une liste de conseils dignes d’intérêt pour avoir plus d’idées, et de meilleures idées… Vous n’êtes pas forcé de les suivre, mais quand c’est possible, ça peut vous faciliter la tâche :

1) Laissez-vous la place :

Il peut être difficile (surtout aux débutants) d’entrer en “mode jeu” ou de “brainstormer” quand votre environnement (travail, bruit, famille, interruptions…) vous envahit. Ménagez-vous un espace qui vous sépare physiquement des exigences du quotidien, vous n’aurez que plus de facilité à entrer dans un état mental où ces pressions sont absentes. A l’évidence, dans ce cas, il est parfois important d’être injoignable… Pourquoi ne pas couper votre portable pour un temps ?

Certains trouvent qu’un environnement familier mais non lié au travail les aide à mieux entrer en “mode jeu”, comme la pièce de leur maison où ils se relaxent d’ordinaire (mais elle est parfois trop pleine de distractions), d’autres, au contraire, préfèrent l’ambiance plus studieuse (et la commodité d’avoir de quoi écrire) d’un bureau. Certains n’ont hélas pas le choix… Improvisez. Un coin de votre appartement, une balade en forêt, une salle de réunion vide, les toilettes… C’est vous qui voyez.

La séparation peut n’être que symbolique… Et vous en aurez de moins en moins besoin avec l’expérience. Cependant, en cas de stress ou de période difficile, même les meilleurs ont besoin de calme !

2) Prévoyez une plage horaire :

Bornez votre brainstorming dans le temps. Cela n’a l’air de rien, mais il est important de vous dire que, mettons, vous pouvez être créatif à partir de 13 ou 14h, selon la fin de votre déjeuner, mais que votre “vie normale” va reprendre à 15h30 parce que vous avez telle chose à faire (courses, rendez-vous, etc.). Vous isolez ainsi ce temps créatif, si spécial, du reste de votre vie active… Certes symboliquement, mais de manière tout à fait réelle.

Le principe du “mode jeu”, c’est qu’il commence et cesse, pour s’insérer dans le monde réel. Ce n’est qu’à cette condition qu’il peut n’y avoir aucune conséquence dans le “monde normal”, et que le jeu peut être séparé du réel… Sinon, ce n’est pas un jeu ! Même si vous ne vous isolez pas, même si vous faites quelque chose d’autre en même temps, dites-vous bien : “je commence à tel moment, et je m’arrête à tel autre”…

Il peut s’agir de deux heures planifiées, seul dans votre chambre, ou simplement de chercher des idées pendant un voyage en train, sachant que l’on cessera une fois arrivé à destination.

3) Prévoyez une plage horaire un peu plus grande…

Bon. Vous vous êtes affalé dans le fauteuil, vous avez coupé le téléphone, libéré votre agenda, vous pouvez entrer en “mode jeu”… et… ça ne vient pas. Vous avez un rapport à rendre, tante Machin à appeler, une course à faire, les plantes à arroser, et mille autres choses à l’esprit… Vous vous lancez alors dans une série de tâches apparemment plus urgentes et plus faciles que la préparation de ce qui n’est (pensée terrible !) “qu’un jeu”, et qui vous forcent à rester en “mode décisionnel”.

Un seul remède : Laissez le tumulte de votre esprit s’apaiser, repoussez ces pensées (et ces tâches) à après votre brainstorming. Cela prends du temps, d’autant plus si vous débutez à ce petit jeu… Il ne sert donc à rien de vous ménager une plage horaire d’une demi-heure seulement. Vous serez frustré de devoir arrêter de rêvasser à la minute où vous commencez à vous détendre ! Prévoyez donc entre 30 minutes et une heure improductive, incompressible, dans votre plage horaire.

Plus vous deviendrez expert en créativité, plus ce temps de transition diminuera… De même, il diminue lorsque votre niveau de stress est bas.

4) …mais pas trop grande quand-même !

Certes, on rêve, on cogite, on s’amuse, on invente… Mais c’est dur. La recherche d’idées, de même que leur développement (une autre phase du processus de préparation de scénario qui nécessite d’être en mode “jeu”…) est un processus actif qui fait travailler l’esprit, monopolise la concentration, et… fatigue. Même si c’est sympa, ou au moins récréatif. Plutôt que de vous laisser toute un après-midi pour concevoir votre scénario, préférez plusieurs sessions d’une heure ou deux.

Certains ont besoin de chercher les idées longtemps, d’autres trouvent dix idées à la minute. Certains doivent peiner pour élaborer et préciser leurs idées, d’autres ne voient la phase de développement que comme coulant de source… Sachez vous situer par rapport à ces extrêmes pour prévoir la plage horaire appropriée, ainsi que des pauses régulières toutes les heures et demie, ou toutes les deux heures… Vous serez moins pressé, plus efficace, et vous penserez au moins à vous hydrater !

Si vous n’avez vraiment qu’un gros bloc d’heures pour tout inventer et préparer, intercalez les phases ” créatives” et “non créatives” de votre préparation pour ménager des pauses.

5) Tenez compte de votre cycle créatif :

C’est une évidence, il y a des moments où vous débordez d’idées, et d’autres… ben, non. Nous sommes des créatures de rythme et d’habitude : Au cours de la journée, il y a certaines heures où nous fonctionnons de manière optimale, et d’autres où nous peinons au moindre travail intellectuel. Essayez de “cartographier” ces moments… Chaque jour, lorsque vous vous sentez créatif et/ou énergique, regardez l’heure et notez-la. Après une semaine, compilez ces données…

Vous vous apercevrez que vos “heures optimales” se répètent chaque jour. Arrangez-vous pour brainstormer aux heures où vous êtes le plus créatif, où vous avez le plus tendance à rêvasser. Pendant longtemps, mon heure préférée était mon trajet matinal en métro, heure à laquelle je ne suis pas encore entièrement en réveillé et où les idées viennent naturellement ! Certains trouvent leurs bonnes idées à 2h du matin, d’autres au déjeuner, aux toilettes, ou l’après-midi à leur travail…

Sans aller jusqu’à interrompre vos activités pour “créer” juste à ces heures-là, évitez de forcer votre créativité à un moment non propice, du moins si possible : vous démarrerez bien plus lentement, et produirez bien moins d’idées.

6) Laissez-vous le temps :

Vous avez trouvé une bonne idée avant la fin prévue du brainstorming ? C’est bien… Mais continuez ! Même si cela vous semble inutile, même si vous avez envie d’avoir “résolu le problème”, continuez de réfléchir. Il ne faut pas se jeter sur la première idée venue, même si cela met fin à cette pensée anxiogène, “mince, j’ai pas encore trouvé l’idée pour samedi soir…”. Apprenez à tolérer cet inconfort : vous avez le temps, vous n’allez pas jouer dans 10 minutes ! Forcez-votre esprit à se libérer !

Si vous sortez de votre “mode jeu” trop tôt, vous vous apercevrez trop tard que votre première et seule idée est impraticable, et vous devrez ménager une autre séance de brainstorming, doublement frustré ! N’arrêtez que lorsque votre temps est écoulé ou que vous êtes “à sec”, ne préjugez pas de la valeur de vos idées. Ne fermez pas le robinet ! La première idée est souvent la moins originale… S’y arrêter, c’est la solution de facilité qui mène presque toujours à un scénario faible, ou “mono-idée”.

Optimisez-donc tout le temps disponible. Autrement, vous vous habituez à ne produire qu’une seule idée, pas de choix, pas de fioritures, d’annexes… Ce qui est l’inverse de ce que vous cherchez à faire, et, à long terme, étouffe votre créativité.

7) Soyez ouvert à toutes les idées :

Cela vaut la peine d’être répété… Ne jugez pas vos idées lorsque vous êtes en brainstorming. On est spontané, ou on ne l’est pas ! Notez tout, même ce qui vous semble absurde. Vous êtes en “mode jeu”, il n’y a pas de ligne de conduite condamnable, pas de mauvaise direction, rien n’est une erreur ! Il n’y a aucune conséquence à noter une idée sur le papier : les mauvaises seront ignorées plus tard, lors de la phase de sélection. Si vous vous censurez maintenant, vous vous empêchez de travailler.

Vous trouvez une idée stupide ? Notez-la. A tête reposée, vous pourrez peut-être l’améliorer, l’utiliser comme élément d’une meilleure idée… Pire : Si vous ne la notez pas, vous risquez de bloquer d’autres idées du même type, parmi lesquelles se trouve peut-être une perle ! Il n’y a que sur le fumier des idées “à écarter” que poussent les volubilis des plus belles trames. Mes meilleures idées sont toujours de celles-là, de prime abord trop énormes, difficiles à mettre en place, ou n’allant pas de soi…

Pourquoi ? Parce qu’elles sont surprenantes et originales ! L’originalité, comme l’humour, arrive lorsque des références sans relation les unes avec les autres se rencontrent inopinément, absurdément… et engendrent l’inattendu, la nouveauté.

8) Amusez-vous :

Certes, ce que vous faites est parfois difficile. Oui, il est important d’avoir fini de préparer votre scénario avant tel jour, telle heure. Soit, la perspective d’avoir une histoire à mettre en place et des notes à écrire, en plus de vos activités normales, est fastidieuse, voire effrayante… Mais n’oubliez pas que c’est un jeu ! Inventer des histoires, c’est marrant, voire relaxant ! Il n’y a rien qui déclenche le “mode jeu” plus vite que l’humour et la détente.

Beaucoup de gens (et surtout par la faute d’articles par trop sérieux, les miens y compris) considèrent que le brainstorming (toute “recherche de solution”, en fait), c’est sérieux, donc que le rire et l’amusement doivent en être absents. Rien n’est plus faux ! C’est une erreur courante de confondre le “sérieux” avec la “solennité”. C’est d’autant plus important si vous cherchez des idées en groupe (cas pas si rare que ça : vous parlez de votre scénario à un ami qui ne fait pas partie des joueurs)…

Evitez de vous poser la question “quel scénario je vais écrire ?” ou “quel monstre je vais mettre ?”… Préférez “Qu’est-ce qui serait amusant/cool ?”, c’est beaucoup plus efficace !

9) Ne vous acharnez pas :

Pour entrer en “mode jeu”, vous devez être détendu… Ne cherchez pas à toute force, concentré sur la pendule ou la page blanche. Si vous commencez comme ça, mieux vaut utiliser le conseil numéro 10 (voir ci-dessous) ! Cessez de vous concentrer sur le développement d’une idée, ou son élaboration, surtout si ça ne marche pas. Notez-la quelque part et passez à autre chose : pensez à une autre partie de votre trame, voire un autre scénario, ou un truc complètement différent.

Alfred Hitchcock ne faisait pas confiance à l’acharnement lorsqu’il écrivait ses films. Il n’avait de cesse de dire à ses collaborateurs, lorsqu’ils butaient sur un détail, “On travaille trop dur ! Relax, ça va venir…” Et il se mettait à raconter une histoire sans aucun lien avec ce dont ils parlaient. Immanquablement, l’idée venait lorsque les esprits revenaient (gentiment, sans “pousser” !) au sujet premier… Ou plus tard dans la journée, le lendemain, sous la douche, au petit déjeuner…

Ne vous frappez pas la tête contre les murs en vain : L’association des idées doit être libre, ou elle ne se fait pas.

10) Si rien ne vient… Pompez !

Quand vous n’êtes pas inspiré, c’est que votre tête est vide… Ce n’est pas une insulte ! C’est juste qu’un esprit ne tourne pas sans carburant. Allez donc lire quelque chose, allez au cinéma, assistez à un cours si vous êtes étudiant ! Il ne s’agit pas ici de recopier bêtement l’histoire d’un livre, d’un film ou d’un épisode de série que vous avez lu, mais de vous en servir… Réinterprétez, essayez d’améliorer si possible… En bref, utilisez un élément extérieur pour démarrer la machine.

C’est souvent la seule chose qui vous manque, et c’est ce à quoi servent les backgrounds de vos PJ, d’ailleurs. Si, vraiment, vous êtes coincé (surtout si vous devez jouer le soir même ou que vous n’avez pas le temps de chercher des idées), vous pouvez effectivement vous inspirer des autres… Mais intelligemment ! Ne volez pas les noms et les personnages entiers, ne piquez pas l’intégralité d’une histoire, prenez quelques éléments ici et là, de préférence de sources différentes.

Contrairement à ce que disent les juristes, la limite est claire entre l’inspiration légitime, l’hommage… Et le plagiat. Du moins si vous avez une conscience. Dans ce cas… Allez acheter un scénario du commerce, ça vaut mieux !

Voilà.

C’est tout ce que je peux vous dire sur la créativité.

Je dois cependant réitérer ce que j’ai dit en introduction :

Vous n’ouvrirez pas, en ayant lu cet article, le sac sans fond des bonnes idées de scénario.

Il est très facile de dire aux gens comment être plus créatif, mais l’être… C’est une autre paire de manches.

Bon, de là à dire que cet article ne sert à rien, c’est quand même une exagération. Ce que j’ai exposé ici, et que j’ai appris auprès de gens très bien ainsi que par ma propre expérience, ce sont des moyens de créer les conditions pour que des idées émergent, de s’ouvrir à la possibilité de “faire pleuvoir” l’inspiration… Après, comme on dit, “ça vient, ou ça vient pas”. Cela “vient” plus aisément avec de la pratique, mais même les meilleurs ont des “pannes”.

La créativité elle-même ne s’explique pas (à moins que vous ne soyez un neurologue de génie, auquel cas présentez vos découvertes et vous obtiendrez le prix Nobel)… Il n’y a donc aucune garantie que, même en suivant cet article à la lettre, vous ne gâchiez pas des heures de temps libre pour n’obtenir que la frustration et le vertige de ce que les plus grands philosophes ont défini comme le Néant, rien, que dalle, peau de balle… Ou pire, de la merde en boite.

Mais une chose est certaine, si vous n’essayez même pas ces conseils, ou des méthodes similaires, vous en serez encore à vous fier à la fugace inspiration involontaire, à vos rêves, ou à la vulgaire copie pour trouver vos idées de personnages et de scénarios… Peu fiable, de qualité irrégulière, voire peu honnête. Quant à moi, je ne peux pas vous offrir la destination, mais j’ai essayé de vous montrer un chemin praticable, et peut-être même de vous donner une voiture pour arriver là-bas plus vite !

Bon voyage…

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